Après une semaine d’affrontements meurtriers, qui ont causé la mort de près de 80 personnes, le gouvernement de Fouad Siniora, à la faveur d’un revirement politique aussi spectaculaire que soudain, s’est finalement rétracté en décidant, dans la nuit de mercredi à jeudi, d’abroger les deux mesures qui ont mis le feu aux poudres. Au nom de la paix civile, les loyalistes au pouvoir ont plié sous la menace de la démonstration de force de l’opposition.