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Nº 3107 du vendredi 1er novembre 2019

Georges Corm. La mainmise du FMI et de la Banque mondiale se rapproche
L’ancien ministre des Finances, Georges Corm, porte un regard très sévère à la fois sur le plan de sauvetage de l’économie proposé par Saad Hariri, ainsi que sur la gestion…
Nicolas Nahas. Le gouvernement n’a pas de plan
L’ancien ministre de l’Economie, Nicolas Nahas, est très sceptique vis-à-vis du plan réformes présenté par le gouvernement avant sa démission.  Que pensez-vous des réformes annoncées par le Premier ministre Hariri?…
Neemat Frem. Le système est en fin de course
Le député du Kesrouan, qui a démissionné du Bloc du Liban fort, plaide pour la mise en place rapide d’un plan quinquennal pour sauver l’économie du pays. Il avertit que…
Hussein Ayoub. Discrétion et professionnalisme
Après une brillante carrière au quotidien as-Safir, Hussein Ayoub est aujourd’hui l’un des fondateurs de la nouvelle revue et du site électronique 180. Magazine l’a rencontré dans les nouveaux locaux…
Yolanda Soler Onis. Promouvoir et diffuser l’Espagnol
Ecrivaine et journaliste, Yolanda Soler Onis est depuis septembre 2019 la nouvelle directrice de l’Institut Cervantès de Beyrouth. Dynamique, pleine d’enthousiasme, elle a de nombreux projets dans la tête. Magazine…
20ème Festival du monde arabe de Montréal. Un espace à contre-courant
«Au midi du monde, 20 ans d’acrobatie». Le thème de cette 20ème édition du festival arabe de Montréal est énigmatique. Explications de son directeur Joseph Nakhlé. Alors qu’il commence à…
Troubles du comportement alimentaire. Une prise en charge collective
Les conduites anorexiques et boulimiques sont de plus en plus fréquentes, notamment chez les jeunes. Un trouble alimentaire qui peut devenir signe de souffrance et mettre la vie du patient…
Éditorial
La bête blessée reste dangereuse

Les pontes du système doivent trembler dans leurs fauteuils. Excédés par des décennies d’humiliation, qui a culminé avec une crise économique et financière sans précédent, les Libanais ont poussé un tonitruant cri de colère. Ça suffit!Le peuple libanais mérite mieux que cette classe parasitaire qui s’est enrichie d’une manière éhontée en pillant les biens de l’Etat et les ressources du pays. Une caste d’irresponsables et d’incapables qui ont mené le pays à sa ruine; une clique de corrompus qui éprouvent un tel mépris pour le peuple qu’ils étaient persuadés qu’ils pouvaient impunément continuer leurs pires excès sans que personne ne leur demande jamais de comptes; une bande de mafieux, qui ont détourné des dizaines de milliards de dollars empruntés à des taux improbables pour financer leurs palais, les mariages somptueux de leurs enfants, et autres indécences, au lieu de reconstruire une infrastructure détruite par leur interminable guerre, lorsque certains étaient miliciens et d’autres financiers de milices.En redistribuant une infime partie de ce qu’ils pillaient pour entretenir une clientèle plus ou moins importante, ils ont réussi à se régénérer, d’une campagne électorale à l’autre, en pensant pouvoir se reproduire à l’infini, rassurés que les murs du confessionnalisme qu’ils se gardaient bien d’abattre, empêcheront les Libanais de s’entendre, un jour, sur une cause unique. Mais ce système bien verrouillé a fini par rendre l’âme parce qu’il n’y avait plus rien à piller. Cupides, avares et mesquins, ils n’ont pas eu assez de courage ni d’intelligence pour puiser quelques miettes dans les fortunes colossales qu’ils ont amassées pour continuer à entretenir leur clientèle, si bien qu’une bonne partie de leur base, qui a sombré dans une grande pauvreté ou un désespoir extrême, s’est retournée contre eux.La révolte des Libanais est spontanée et authentique. Mais pour réussir à arracher au pouvoir des concessions durables et sérieuses, ils doivent rester focalisés sur la question sociale et économique qui transcende les communautés. Ceux qui essaient de les entraîner sur le terrain politique espèrent dissiper leur énergie et diviser leurs rangs. Chacun souhaite pour lui-même, pour ses enfants et pour ceux qu’il aime une meilleure justice sociale, davantage d’opportunités d’emploi, un avenir plus sûr. Mais lorsque des questions d’ordre politique sont abordées, il y aura autant d’avis qu’il y a de manifestants dans la rue. C’est là un piège dans lequel la classe politique veut précipiter le mouvement de contestation dans l’espoir de le torpiller.   Même blessée, surtout blessée, la classe politique reste très dangereuse. Comme elle a pillé l’Etat, elle n’hésitera pas à précipiter le pays dans les pires abîmes pour conserver ses privilèges. Il faut rester vigilant.


 Paul Khalifeh
   

Combien ça coûte

Syndic de copropriété
Habiter un appartement au Liban impose d’y consacrer un budget spécifique. En effet, les dépenses ne se limitent pas simplement à l’achat ou aux loyers. Des frais supplémentaires viennent s’y…

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