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Nº 3106 du vendredi 4 octobre 2019

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Magazine
Mensuel d’actualité économique, politique et lifestyle, Magazine est diffusé à 16000 exemplaires. Il est disponible sur tout le territoire libanais et, par voie d’abonnements, en France, au Canada et dans d’autres pays francophones. Vous y retrouverez, tous les premiers vendredis du mois, des enquêtes et des dossiers économiques de fond, des interviews de grands patrons, des portraits de chefs d’entreprises et d’hommes politiques qui dévoilent leurs secrets, des chiffres et des news qui apportent des éclairages sur les tendances du marché, au Liban et dans le monde.
 
Magazine
Hebdomadaire socio-politique d’informations locales, Magazine est diffusé à 16.000 exemplaires par semaine. Il est disponible sur tout le territoire libanais et, par voie d'abonnements, en France, au Canada et dans d'autres pays francophones. Reportages, interviews, dossiers, enquêtes, presse étrangère et guide. Vous retrouverez, chaque vendredi tout ce qui fait l’actualité politique, économique, sociale, culturelle et sportive.
 
Ousbou Al Arabi
Hebdomadaire socio-politique en langue arabe, diffusé à 40.000 exemplaires, Ousbou Al Arabi a réussi à répondre aux attentes des lecteurs arabes grâce à son objectivité et son indépendance.
En 2014, l’hebdomadaire Ousbou Al Arabi s’est converti en quotidien sur le net, mettant fin à l’édition papier, vous donnant rendez-vous tous les jours avec l’actualité politique et économique du monde arabe. Sans oublier les rubriques sociales, culturelles, sportives, artistiques… et les articles portant sur la santé et la technologie.
Femme Magazine
Mensuel féminin francophone à pénétration importante au Liban et diffusé à 20.000 exemplaires par voie d’abonnements en France et dans certains pays francophones. Femme Magazine propose un regard frais et perçant sur la société libanaise et aborde les sujets tabous.Vous y trouverez tout sur la beauté, la mode, la santé, la forme, l’éducation, les activités culturelles et artistiques, la décoration, l’évasion et les mondanités,
Al Mar’a Magazine
Mensuel féminin de langue arabe, Al Mar'a est diffusé à 20.000 exemplaires.Il traite de tous les sujets qui intéressent la femme libanaise, active, au foyer, célibataire… Vous y trouverez les rubriques: mode, beauté, décoration, reportages, enquêtes sociales, santé, cuisine, multimédia, évasion, guide et les mondanités. Au fil de nos pages, vous découvrirez tous les ingrédients qui facilitent votre vie au quotidien mais qui nourrissent aussi vos rêves et vos ambitions.
Déco Magazine
Une revue trimestrielle qui allie l’architecture à la décoration et se veut une publication de référence, d’information et d’orientation. Diffusée à 14.000 exemplaires, Déco s’adresse aussi bien aux professionnels qu’au grand public. Déco est produit en collaboration avec “Maison Française” (Socpresse). Vous y trouverez toutes les composantes de l’art de vivre, allant du design aux dernières tendances en décoration et jusqu'à la construction...

Éditorial
Tout n’est pas perdu

L’exploitation à des fins politiques des difficultés économiques et du malaise social actuels est malvenu autant que les arguments avancés par les gens au pouvoir pour se dédouaner, justifier leur incurie et leur incapacité à faire face aux défis, en se barricadant derrière l’héritage du passé. Certes, l’héritage est lourd, difficile à gérer, mais le pouvoir est continuité et les dirigeants d’aujourd’hui ne peuvent pas rejeter sur ceux d’hier la responsabilité de ce qui nous arrive.Nous payons aujourd’hui le prix des choix économiques erronés et des politiques financières impertinentes qui ont occasionné d’immenses dommages, qui, nous en sommes convaincus, ne sont pas irréparables. Ces choix se résument à la politique d’endettement justifiée au sortir de la guerre par les besoins de la reconstruction d’un pays dévasté par une folie meurtrière qui a duré 15 années. Des dizaines de milliards de dollars ont été dépensés pour, soi-disant, financer de nouvelles infrastructures et la remise à niveau des anciennes. En réalité, une infime partie de ces fonds est allée à ce à quoi ils étaient destinés et le reste a fini dans les poches de la classe dirigeante. Combien de Premiers ministres, aux moyens modestes, ne sont-ils pas devenus des tycoons? Combien de ministres ne se sont-ils pas transformés en banquiers ou de députés en entrepreneurs et en hommes d’affaires? L’argent est allé enrichir une nouvelle classe politique de basse extraction morale, parasitaire et sans scrupules, qui a pillé le pays pendant un quart de siècle. L’endettement s’est poursuivi outrancièrement, non plus pour financer la réhabilitation de l’infrastructure, mais pour payer le service de la dette. Le pays s’est alors installé au fil des ans dans un cercle vicieux qui aurait dû le précipiter dans l’abîme depuis des années, mais la catastrophe a été évitée en raison de la conjoncture internationale, entre 2008 et 2010, qui a permis au Liban d’attirer des dizaines de milliards de dollars qui fuyaient les économies occidentales meurtries par la crise mondiale.Au lieu de mettre à profit ce sursis providentiel, la classe politique corrompue a poursuivi son pillage systématique des ressources de l’Etat, jusqu’à ce que nous arrivions au point où nous en sommes aujourd’hui.Tout n’est perdu. Mais l’heure n’est plus aux mesquineries et aux règlements de compte. Il faut repenser tout le modèle économique, jeter aux oubliettes la mentalité rentière et revenir au cycle de la production. Il faut impérativement réduire la facture des importations qui s’élève à 16 milliards de dollars par an, une somme injustifiée pour une population de 4,5 millions d’habitants. Il faut la réduire de plusieurs milliards de dollars, pour ne plus dépendre autant des humeurs du billet vert et des pressions de son géniteur. Pour cela, les Libanais ont un rôle à jouer. Ils doivent reprendre confiance dans leurs capacités à créer et à fabriquer des produits à valeur ajoutée. Ils doivent consommer libanais. C’est dans cet esprit que Magazine a consacré son dossier de couverture, ce mois-ci, à l’industrie libanaise dans toutes ses déclinaisons. En achetant libanais, nous réduisons la facture des importations et, par conséquent, le déficit de la balance des paiements. Mais pas seulement. Nous boostons la production locale, ce qui poussera les industriels à créer des emplois, et qui conduira, forcément, à la relance de la consommation. En achetant un produit libanais, chacun d’entre nous, à son niveau, contribue à l’apparition d’une dynamique vertueuse, seule capable de briser le cercle vicieux dans lequel ceux qui nous gouvernent ont plongé notre pays. ●


 Paul Khalifeh
   

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