Autism Awareness Association. Soins aux enfants, soutien aux parents
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Nº 3106 du vendredi 4 octobre 2019

Autism Awareness Association. Soins aux enfants, soutien aux parents

 
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    Fondée en 2015, l’association AAA (Autism Awareness Association) a été créée pour le soutien et l’accompagnement d’enfants autistes et de leurs parents. Rencontre avec Ghada Hayek Makhoul, la présidente de...
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Fondée en 2015, l’association AAA (Autism Awareness Association) a été créée pour le soutien et l’accompagnement d’enfants autistes et de leurs parents. Rencontre avec Ghada Hayek Makhoul, la présidente de l’association.

Pouvez-vous nous parler de l’association AAA?
L’association AAA a été fondée par des parents d’enfants autistes et leurs amis. Elle a pour objectif de sensibiliser la société libanaise aux problèmes d’autisme et d’aider les parents à surmonter les difficultés rencontrées au quotidien. Ces derniers ont d’ailleurs besoin d’un grand soutien, en début de parcours surtout, lorsque leur enfant est diagnostiqué autiste. Beaucoup de questions peuvent les tourmenter, ils ont droit à peu de réponses, ne savent pas comment agir, ni à qui s’adresser. Etant moi-même mère d’un jeune garçon autiste de 20 ans aujourd’hui, et étant passée par une période très difficile, j’ai souhaité me placer, dans la mesure du possible, aux côtés d’autres familles qui sont dans la même situation.  

A qui s’adresse-t-elle? Quels services fournit-elle?
Notre association s’adresse à tous les parents d’enfants autistes au Liban, de tout âge. Nous avons lancé un «Parents Support Group» sur WhatsApp, qui regroupe environ 70 familles, pour un échange d’informations et d’expériences. Nous avons récemment inauguré un centre à Antélias pour jeunes autistes et nous avons reçu, cet été, des enfants dans le cadre d’une colonie de vacances aux activités assistées. Dans le cadre de notre travail, nous organisons des conférences auprès des universités et des municipalités pour sensibiliser la population aux problèmes d’autisme. Des sessions de formations sur le life-coaching ont été, dans ce sens, mises en place. Elles ont pour cible principale les frères et sœurs d’enfants autistes. Ces derniers profitent, à leur tour, d’activités extracurriculaires, comme la musicothérapie, le sport, le basket-ball, la natation…

Les accompagne-t-elle jusqu’à leur insertion professionnelle?
Il s’agit de la tâche la plus difficile. Nous tenons beaucoup à ce que ces enfants puissent intégrer le marché du travail, chacun selon ses capacités. Les différents ateliers auxquels ils participent au sein de l’AAA (culinaires, de peinture, travaux manuels etc.), sont susceptibles de les aider à ce niveau. Il est important de savoir que la maladie peut aller de l’autisme léger (appelé syndrome d’Asperger) au plus sévère. Quand l’enfant est atteint d’autisme léger, il est capable de suivre ses études dans une école «ordinaire», devenir autonome et peut trouver plus facilement un emploi. Cela représente, néanmoins, une proportion très minime. Ceux qui sont atteints d’autisme plus sévère et qui constituent la majeure partie d’individus autistes, sont, quant à eux, dépendants et ne peuvent, dans la plupart des cas, ni lire ni écrire, ni parfois même parler.

Quel est le pourcentage d’enfants atteints d’autisme au Liban?
Le taux d’autisme au Liban, comme partout au monde, est en train d’augmenter considérablement, pour des raisons encore inconnues. Ce chiffre atteint actuellement un taux très élevé, de 1/59. Il était de 1 pour 2000 il y a quelques années. A savoir que la proportion en matière de sexe est la suivante: environ 4 garçons pour 1 fille.

Quels sont les traitements?
Les causes de l’autisme étant jusqu’alors inconnues, les médecins et spécialistes n’ont ni pu établir d’examen médical, ni assurer un traitement contre la maladie. L’autisme a fait l’objet de nombreuses recherches et théories scientifiques. Les études les plus récentes soulignent des causes multifactorielles, principalement génétiques. Toutefois, à ce jour, aucun gène n’a encore été véritablement identifié.

Email: info@aaa-autism.org;
autismlebanon@gmail.com
Site web: www.aaa-autism.org

Natasha Metni Torbey

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Éditorial
Tout n’est pas perdu

L’exploitation à des fins politiques des difficultés économiques et du malaise social actuels est malvenu autant que les arguments avancés par les gens au pouvoir pour se dédouaner, justifier leur incurie et leur incapacité à faire face aux défis, en se barricadant derrière l’héritage du passé. Certes, l’héritage est lourd, difficile à gérer, mais le pouvoir est continuité et les dirigeants d’aujourd’hui ne peuvent pas rejeter sur ceux d’hier la responsabilité de ce qui nous arrive.Nous payons aujourd’hui le prix des choix économiques erronés et des politiques financières impertinentes qui ont occasionné d’immenses dommages, qui, nous en sommes convaincus, ne sont pas irréparables. Ces choix se résument à la politique d’endettement justifiée au sortir de la guerre par les besoins de la reconstruction d’un pays dévasté par une folie meurtrière qui a duré 15 années. Des dizaines de milliards de dollars ont été dépensés pour, soi-disant, financer de nouvelles infrastructures et la remise à niveau des anciennes. En réalité, une infime partie de ces fonds est allée à ce à quoi ils étaient destinés et le reste a fini dans les poches de la classe dirigeante. Combien de Premiers ministres, aux moyens modestes, ne sont-ils pas devenus des tycoons? Combien de ministres ne se sont-ils pas transformés en banquiers ou de députés en entrepreneurs et en hommes d’affaires? L’argent est allé enrichir une nouvelle classe politique de basse extraction morale, parasitaire et sans scrupules, qui a pillé le pays pendant un quart de siècle. L’endettement s’est poursuivi outrancièrement, non plus pour financer la réhabilitation de l’infrastructure, mais pour payer le service de la dette. Le pays s’est alors installé au fil des ans dans un cercle vicieux qui aurait dû le précipiter dans l’abîme depuis des années, mais la catastrophe a été évitée en raison de la conjoncture internationale, entre 2008 et 2010, qui a permis au Liban d’attirer des dizaines de milliards de dollars qui fuyaient les économies occidentales meurtries par la crise mondiale.Au lieu de mettre à profit ce sursis providentiel, la classe politique corrompue a poursuivi son pillage systématique des ressources de l’Etat, jusqu’à ce que nous arrivions au point où nous en sommes aujourd’hui.Tout n’est perdu. Mais l’heure n’est plus aux mesquineries et aux règlements de compte. Il faut repenser tout le modèle économique, jeter aux oubliettes la mentalité rentière et revenir au cycle de la production. Il faut impérativement réduire la facture des importations qui s’élève à 16 milliards de dollars par an, une somme injustifiée pour une population de 4,5 millions d’habitants. Il faut la réduire de plusieurs milliards de dollars, pour ne plus dépendre autant des humeurs du billet vert et des pressions de son géniteur. Pour cela, les Libanais ont un rôle à jouer. Ils doivent reprendre confiance dans leurs capacités à créer et à fabriquer des produits à valeur ajoutée. Ils doivent consommer libanais. C’est dans cet esprit que Magazine a consacré son dossier de couverture, ce mois-ci, à l’industrie libanaise dans toutes ses déclinaisons. En achetant libanais, nous réduisons la facture des importations et, par conséquent, le déficit de la balance des paiements. Mais pas seulement. Nous boostons la production locale, ce qui poussera les industriels à créer des emplois, et qui conduira, forcément, à la relance de la consommation. En achetant un produit libanais, chacun d’entre nous, à son niveau, contribue à l’apparition d’une dynamique vertueuse, seule capable de briser le cercle vicieux dans lequel ceux qui nous gouvernent ont plongé notre pays. ●


 Paul Khalifeh
   

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