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Nº 3106 du vendredi 4 octobre 2019

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LAU
Prix de la meilleure étude d’analyse remportée par AKSOB

Professeurs et diplômés en MBA du Département de Marketing de l’AKSOB (Adnan Kassar School of Business) ont remporté le prix de la meilleure étude d’analyse portant sur l’impact des fake news sur la société. La cérémonie de remise des prix a eu lieu dans le cadre de la conférence American Marketing Association Summer Academic qui s’est tenue à Chicago, aux Etats-Unis. L’étude consistait en une analyse approfondie des effets des fake news sur les grandes marques, la perception du consommateur et les réseaux sociaux. Des solutions ont été proposées pour l’amélioration des stratégies de communication des marques. Le phénomène des fake news s’est développé de manière accrue ces deux dernières années. 


NDU
Un Institut contre l’addiction à Internet et aux NTIC

Un nouvel institut luttant contre la dépendance à l’Internet et aux nouvelles technologies (Institute for Internet and technology addiction - INTA) a été fondé à la NDU dans le but de lutter contre ce phénomène au Liban. Cette initiative a été lancée par les professeurs Nazir Hawi et Maya Samaha Rupert qui ont commencé, en tant que volontaires, à sensibiliser le public aux risques liés à l’utilisation d’Internet et de la technologie. De nombreuses études ont été menées, dans ce contexte, dans le but d’ouvrir la voie à davantage de travaux de recherche dans ce domaine et à une proposition de législation éventuelle allant dans ce sens. Ces études figurent aujourd’hui dans les revues universitaires internationales les plus prestigieuses.


 

 

 


USEK
Nouveau programme en esthétique et cosmétologie

Organisé conjointement par le Centre de formation continue, la Faculté des sciences de l’USEK et la compagnie Riviera Cosmetics Sarl, le programme de formation en esthétique et en cosmétologie a été récemment lancé. Les formations dispensées permettront aux étudiants d’évaluer les produits cosmétiques sur la base de leur composition, d’analyser les types et les conditions de peau, de suggérer et effectuer des traitements de soin de la peau. Ce programme forme également les étudiants aux concepts de base de la gestion d’une entreprise en esthétique et en cosmétologie. La formation s’adresse aux étudiants comme aux particuliers.

Natasha Metni Torbey

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Éditorial
Tout n’est pas perdu

L’exploitation à des fins politiques des difficultés économiques et du malaise social actuels est malvenu autant que les arguments avancés par les gens au pouvoir pour se dédouaner, justifier leur incurie et leur incapacité à faire face aux défis, en se barricadant derrière l’héritage du passé. Certes, l’héritage est lourd, difficile à gérer, mais le pouvoir est continuité et les dirigeants d’aujourd’hui ne peuvent pas rejeter sur ceux d’hier la responsabilité de ce qui nous arrive.Nous payons aujourd’hui le prix des choix économiques erronés et des politiques financières impertinentes qui ont occasionné d’immenses dommages, qui, nous en sommes convaincus, ne sont pas irréparables. Ces choix se résument à la politique d’endettement justifiée au sortir de la guerre par les besoins de la reconstruction d’un pays dévasté par une folie meurtrière qui a duré 15 années. Des dizaines de milliards de dollars ont été dépensés pour, soi-disant, financer de nouvelles infrastructures et la remise à niveau des anciennes. En réalité, une infime partie de ces fonds est allée à ce à quoi ils étaient destinés et le reste a fini dans les poches de la classe dirigeante. Combien de Premiers ministres, aux moyens modestes, ne sont-ils pas devenus des tycoons? Combien de ministres ne se sont-ils pas transformés en banquiers ou de députés en entrepreneurs et en hommes d’affaires? L’argent est allé enrichir une nouvelle classe politique de basse extraction morale, parasitaire et sans scrupules, qui a pillé le pays pendant un quart de siècle. L’endettement s’est poursuivi outrancièrement, non plus pour financer la réhabilitation de l’infrastructure, mais pour payer le service de la dette. Le pays s’est alors installé au fil des ans dans un cercle vicieux qui aurait dû le précipiter dans l’abîme depuis des années, mais la catastrophe a été évitée en raison de la conjoncture internationale, entre 2008 et 2010, qui a permis au Liban d’attirer des dizaines de milliards de dollars qui fuyaient les économies occidentales meurtries par la crise mondiale.Au lieu de mettre à profit ce sursis providentiel, la classe politique corrompue a poursuivi son pillage systématique des ressources de l’Etat, jusqu’à ce que nous arrivions au point où nous en sommes aujourd’hui.Tout n’est perdu. Mais l’heure n’est plus aux mesquineries et aux règlements de compte. Il faut repenser tout le modèle économique, jeter aux oubliettes la mentalité rentière et revenir au cycle de la production. Il faut impérativement réduire la facture des importations qui s’élève à 16 milliards de dollars par an, une somme injustifiée pour une population de 4,5 millions d’habitants. Il faut la réduire de plusieurs milliards de dollars, pour ne plus dépendre autant des humeurs du billet vert et des pressions de son géniteur. Pour cela, les Libanais ont un rôle à jouer. Ils doivent reprendre confiance dans leurs capacités à créer et à fabriquer des produits à valeur ajoutée. Ils doivent consommer libanais. C’est dans cet esprit que Magazine a consacré son dossier de couverture, ce mois-ci, à l’industrie libanaise dans toutes ses déclinaisons. En achetant libanais, nous réduisons la facture des importations et, par conséquent, le déficit de la balance des paiements. Mais pas seulement. Nous boostons la production locale, ce qui poussera les industriels à créer des emplois, et qui conduira, forcément, à la relance de la consommation. En achetant un produit libanais, chacun d’entre nous, à son niveau, contribue à l’apparition d’une dynamique vertueuse, seule capable de briser le cercle vicieux dans lequel ceux qui nous gouvernent ont plongé notre pays. ●


 Paul Khalifeh
   

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