A Jounié. Une cérémonie grandiose pour une ville exceptionnelle
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Nº 2903 du vendredi 28 juin 2013

A Jounié. Une cérémonie grandiose pour une ville exceptionnelle

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Les organisateurs du 3e Festival international de Jounié avaient promis une cérémonie d’ouverture époustouflante. Promesse tenue. En ce 21 juin, le ciel de la ville a été embrasé de feux d’artifice impressionnants en un show synchronisé et annonciateur d’un festival de rêve. C’est que cette année, Jounié accueille des stars mondiales.

Tout au long des 8 km de la baie de Jounié, des feux d’artifice ont illuminé la nuit de la fête de la musique et ont fait miroiter les eaux de la Méditerranée sur lesquelles, au milieu de la baie, étaient regroupés des bateaux et des barges. De l’une des embarcations, le D.J. Saïd Mrad a profité de ses talents pour faire vibrer toute la côte. Grâce au système line array, tous ceux qui se trouvaient sur les rives de la baie ont pu danser au rythme de la musique de ce D.J. jusqu’au petit matin.

Jounié se met au vert
Pour le cru 2013, la cérémonie d’ouverture n’est pas le seul événement à rester gravé, du moins jusqu’à l’inauguration de l’édition 2014, dans la mémoire des grands et petits. Dimanche 23 juin, la ville côtière s’est réveillée un peu plus tôt que d’habitude. Ses rues ont témoigné d’une activité intense dès le soir du samedi 22 juin et ont accueilli des dizaines d’ONG et d’universités libanaises qui se préparaient pour la Journée verte de Jounié. La ville s’est mise au vert pour promouvoir l’importance de l’écologie et du respect de l’environnement dans le cadre de l’édition 2013 du Festival international de Jounié, organisé par l’ONG Phellipolis.
Dès 6h du matin, les voitures n’avaient plus accès aux rues de la ville. Les organisations non gouvernementales, universités et fleuristes avaient monté leurs kiosques et s’apprêtaient à recevoir les Libanais soucieux de témoigner de leur amour pour la nature en se divertissant. Au programme, des activités culturelles, sportives, sociales et surtout divertissantes. Des stars, des journalistes, des figures politiques et des personnalités sociales étaient présents pour donner le coup d’envoi de la journée et pour soutenir l’initiative de Jounié, inspirée par la fondation Walk With Us. En effet, le président de la municipalité et un représentant de Phellipolis ont joint leurs voix à celle de Michael Haddad, qui a perdu l’usage de ses jambes dans un accident sportif, pour annoncer officiellement l’adoption d’un projet de parking et de rampes nécessaires pour faciliter la vie des personnes handicapées. La municipalité de Jounié est la première au Liban à entreprendre ce projet, et l’annonce fut reçue par des sourires et des applaudissements d’approbation.

Des shows de bicyclettes, de patins à roulettes et de skate-boards professionnels, ainsi que des parades et des activités pour tous les âges ont fait le plaisir des participants, invités à amener leurs bicyclettes, vélos, patins et skate-boards ou à en louer, pour profiter de la journée sans voitures. Les tout petits et les débutants ont profité, quant à eux, de l’expérience d’entraîneurs professionnels.
Pour ce qui est des activités non sportives, les ONG, universités et fleuristes ont assuré une part plus calme mais tout aussi écologique. En effet, les ONG ont offert des provisions, des livres, des DVD, des CD et les fruits de leur travail artisanal, alors que les universités ont présenté leurs projets écologiques (énergie solaire, voitures électriques…) et leurs nouvelles approches de la protection de la nature. Quant aux fleuristes, la journée verte était vraiment la leur sous l’œil appréciateur des amateurs de verdure et de beauté. De la musique, une aire de restauration et une atmosphère de sécurité, de divertissement et d’activités sportives ont fait de cette journée un véritable succès vert.

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Éditorial
Qui t’a fait roi?

Je me suis autoproclamé et personne ne s’y est opposé. C’est ainsi que le cheikh Ahmad el-Assir aurait pu expliquer sa politique. De fait, il ne manquait plus au sombre tableau qu’offre le Liban que ce cheikh sorti, soudain, de nulle part ou, en tout cas, on ne sait d’où, pour se dire défenseur de la veuve et de l’orphelin. Mais contre qui? Est-ce pour débarrasser le pays des armes illégales qui le menacent? La question que l’on se pose est celle de savoir qui lui a confié cette mission impossible et dangereuse. Qui sont ses mentors? Par qui est-il armé, financé? Mais avant même de pouvoir répondre à ces interrogations, de nombreuses victimes dans les rangs de l’Armée libanaise ont payé le prix de ce donquichottisme. Se promenant avec ses quelques partisans aventureux, il sillonne le Liban, du Sud au Nord, avant de prendre la poudre d’escampette, ne laissant derrière lui que des désastres, des familles de jeunes héros de l’institution militaire et des destructions à tous les niveaux. Alors que le Liban, pays de tourisme par excellence pour les frères arabes, se morfondait et se plongeait dans une catastrophe économique, le cheikh, fort de son impunité, persuadé d’être intouchable, protégé par sa cuirasse communautaire, se permet des déclarations tonitruantes, affirmant que ses armes et celles de ses partisans ne seront jamais, au grand jamais, déposées. Autant d’affirmations qui lui auraient valu, dans le plus petit pays perdu au fin fond du monde, même dans les Républiques bananières, une arrestation et une détention pour désobéissance civile et atteinte à la souveraineté et à la sécurité de l’Etat. Mais «on» a laissé la situation se dégrader et les choses pourrir avant d’intervenir au prix du sang de l’armée. Aujourd’hui, mort ou vivant, à l’intérieur des frontières ou en dehors, Ahmad el-Assir, au moment de mettre sous presse, était encore introuvable. Damas, entre-temps, par le biais de son ministre des Affaires étrangères, Walid Moallem, larmoyant d’hypocrisie, en appelait à la sagesse des Libanais et assurait qu’il n’y aurait pas d’intervention syrienne dans la crise du Liban. Là aussi, le retard est dramatique et la leçon assénée aux Libanais, ne sert plus à grand-chose comme les appels de certains responsables du pays tombent dans des oreilles sourdes ou dans celles des citoyens, désespérés, et qui ne croient plus en rien ni en personne. Il faudra attendre un sursaut miraculeux pour qu’au moins, la génération montante retrouve le goût de vivre et de travailler dans le Pays du Cèdre que tant de chantres ont glorifié. Et qu’une fois encore, le pays offre un visage civilisé et un climat favorable à la résurrection d’un Liban débarrassé de tous ceux pour qui le seul intérêt est le leur. Ceux qui se bouchent les oreilles pour ne pas entendre les chants maléfiques des sirènes. Mort ou vivant, Ahmad el-Assir constitue-t-il un défi au Hezbollah.


 Mouna Béchara
   

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