Resource Group. Un portfolio au service de la nation
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Nº 3104 du vendredi 2 août 2019

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A l’heure où gouvernements et entreprises consacrent de plus en plus de ressources à la recherche et au développement des technologies, Resource Group se démarque par sa stratégie innovante. Rencontre avec son PDG, Hisham Itani.

 

Vous avez été la seule entreprise dans le secteur de la technologie à être reconnue par Forbes Middle East lors de l’événement Forbes Lebanon 100 pour votre contribution à la croissance économique du Liban. Que représente cette reconnaissance pour vous et pour le pays?
Il s’agit avant tout d’une reconnaissance envers les efforts déployés par notre équipe pour l’exploitation des nouvelles technologies au profit de la société libanaise. Cette reconnaissance prouve également que le secteur de la technologie joue un rôle crucial en matière de croissance économique nationale. Aujourd’hui, nous avons la possibilité de développer par nous-mêmes nos solutions technologiques. Nous ne nous limitons plus à l’importation et à la simple intégration de ces dernières. Une telle approche est rendue possible grâce au progrès du secteur technologique national et aux opportunités qui s’offrent aux jeunes talents libanais, qui constituent d’ailleurs un potentiel important pour cette industrie du futur. Nous sommes également heureux de voir le gouvernement soutenir le développement de ce secteur, à travers notamment la création d’un Ministère des Technologies de l’Information, le déploiement de services publics digitaux et la mise en place d’écosystèmes pour start-up. Ceci permettra à notre pays de se positionner en tant qu’acteur dynamique sur le marché mondial des technologies. Resource Group a, dans ce sens, pour priorité d’investir en permanence dans les talents libanais. Nous sommes également déterminés à poursuivre nos investissements en matière de recherche et développement et à déployer toutes nos ressources pour créer des solutions basées sur les technologies les plus récentes. Nous visons aussi  à contribuer, aux côtés d’autres compagnies technologiques libanaises, à la «métamorphose» numérique du pays.

Dans quelle mesure le Liban pourrait-il tirer pleinement profit de la transformation numérique?
Alors que la technologie continue d’évoluer tout en modifiant tous les aspects de la vie humaine, y compris notre façon de mener les affaires et d’interagir, nous pensons avoir un rôle important à jouer pour optimiser l’expérience numérique des citoyens. La course à l’adoption du numérique par les organisations s’est accrue au cours des dernières années. Au Liban, nous avons instauré les bases pour progresser vers une transformation numérique complète. Toutefois, cette transformation ne se limite pas au progrès technologique. Il est essentiel d’encourager l’innovation pour tirer pleinement profit des possibilités qu’offre le numérique et permettre la transformation rapide du monde des affaires. Ainsi, miser sur le potentiel humain et la productivité des individus, optimiser les processus de développement, adopter un système d’innovation technologique et créer des modèles «intelligents» et durables permettrait d’atteindre tous ces objectifs. Une fois alignés sur une même vision, ces aspects conduiraient le Liban plus loin dans son odyssée numérique.

Comment percevez-vous le rapport transformation numérique et secteur bancaire au Liban?
Dans le secteur bancaire, la transformation numérique se fait remarquer. Les banques investissent davantage dans les technologies bancaires numériques et mobiles pour une expérience-client transparente et pratique. Le paysage bancaire traditionnel évolue donc très rapidement et devrait connaître de nombreuses transformations dans les cinq à dix prochaines années. Au Liban ainsi que dans la région, nous avons commencé à assister à l’émergence de la «banque numérique». Certaines des technologies que nous verrons dans les années à venir sont l’intelligence artificielle, la protection des données et la cybersécurité via la technologie blockchain, les transactions ATM sans contact via Smartphone, la biométrie dans les distributeurs automatiques pour une sécurité renforcée, et bien d’autres. Ceci dit, les banques libanaises sont relativement prêtes à proposer des solutions plus sûres et plus «intelligentes», ce qui signifie plus de flexibilité face aux besoins du marché.

Natasha Metni Torbey
 

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Éditorial
La stratégie invisible de Donald Trump

Au-delà du discours populiste, des dérives racistes et des propos inconséquents, le plus inquiétant dans la personnalité de Donald Trump c’est qu’il donne l’impression de faire cavalier seul, dans le sens où certaines des décisions qu’il prend ne semblent pas s’inscrire dans le cadre d’une stratégie mûrement réfléchie, minutieusement élaborée, et convenablement mise en œuvre par les différents départements du processus du «decision-making» aux Etats-Unis. Une stratégie prévoyant les conséquences sur les équilibres mondiaux et prenant en compte les intérêts de ses alliés.Le président américain a ainsi marqué une pause dans sa guerre commerciale contre la Chine après avoir pris des sanctions à l’emporte-pièce, sans en mesurer l’impact sur l’économie américaine. La tentative de mettre à genoux le Chinois Huawei s’est heurtée aux réticences d’un grand nombre d’entreprises américaines, qui ont fait pression sur l’Administration. Sur un plan plus général, Pékin a riposté par des mesures ciblées contre la taxation par Donald Trump de produits chinois d’une valeur de plusieurs centaines de milliards de dollars. Les mesures de rétorsion chinoises ont mis à mal le secteur agricole aux Etats-Unis, pour qui l’Empire du milieu constituait un important marché. Le président Trump s’est donc tiré une balle dans le pied puisque les agriculteurs constituent une pierre angulaire de sa base électorale. C’est principalement pour répondre à leur demande que le locataire de la Maison-Blanche a décrété une trêve avec Pékin.Par ailleurs, les mesures contre Huawei ont poussé le géant chinois à accélérer ses programmes d’autonomisation pour ne plus dépendre exclusivement des logiciels et autres produits fabriqués par les entreprises américaines. Bien que les Etats-Unis aient reculé, Huawei poursuivra sur la voie de l’autonomisation car rien ne garantit que demain, ou un autre jour, Donald Trump ou un autre président, ne décideront pas de revenir à l’option des sanctions.Plus proche du Liban, la confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran donne lieu aux mêmes observations. Par vanité ou par ignorance, Donald Trump croyait, à tort, que Téhéran lèverait le drapeau blanc au bout de quelques mois de sanctions, couplées de menaces. Les sanctions sont toujours là mais les menaces, elles, perdent du volume. Au tout début, Trump menaçait la République islamique des pires gémonies si elle osait s’en prendre «aux ressortissants US, aux intérêts américains et aux alliés des Etats-Unis». Puis les «alliés» ont disparu de son discours, suivis des «intérêts», vu qu’il n’a pas riposté à la destruction du drone-espion Triton, qui vaut 220 millions de dollars, par un missile iranien qui a coûté lui quelques dizaines de milliers de dollars.Dans le bras de fer irano-américain, le monde assiste presque en temps réel, aux scènes de ménage entre Donald Trump et certains de ses conseillers, comme John Bolton, un va-t’en-guerre patenté qui cherche à entraîner son patron dans un conflit militaire que ce dernier ne souhaite pas en pleine campagne électorale.Dans ce paysage lamentable et pitoyable, les alliés des Etats-Unis sont les dindons de la farce. Ils constatent, avec effroi, que leur protecteur n’est pas si pressé de les protéger. C’est probablement pour cette raison que les Emirats arabes unis ont commencé les manœuvres pour un atterrissage en douceur en se désengageant de la guerre du Yémen.  


 Paul Khalifeh
   

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